Compétence : Autonomie et autoformation

Ma définition

Je ne réduis pas l’autonomie au fait de travailler seul. Dans mon métier, elle se joue surtout au moment d’entrer sur un sujet inconnu : identifier ce qu’il faut comprendre, choisir des sources pertinentes, tester, puis valider l’apprentissage par un résultat concret. Autrement dit, apprendre seul, mais sans apprendre au hasard.

L’autoformation devient d’autant plus importante que la connaissance technique est plus accessible que jamais, notamment avec l’IA générative. C’est un avantage, mais aussi un piège : on peut obtenir des réponses très vite sans vraiment comprendre ce qu’on manipule. Un article de l’UNESCO sur l’enseignement de la programmation à l’ère de l’IA rappelle justement que les outils d’IA peuvent aider à écrire ou expliquer du code, mais que l’apprentissage des bases reste nécessaire pour comprendre, tester et utiliser correctement ce code. Le fait d’avoir développé cette capacité avant la diffusion grand public de ces outils m’a donné un recul utile pour tirer le meilleur de ces outils. J’y vois un bon support pédagogique, à condition de garder une vraie rigueur sur la compréhension, la vérification et la mise en pratique.

Mes éléments de preuve

Me former seul au développement web avant l’ISCOD

Entre 2020 et 2023, je me suis formé seul au développement web avant mon entrée en formation à l’ISCOD. Je suis parti de sujets assez disparates comme VBA et SQL, puis j’ai progressivement élargi vers HTML, CSS, JavaScript, React et Node. Je n’ai pas appris cela de manière linéaire ou scolaire. Ma méthode consistait d’abord à faire un balayage d’ensemble pour comprendre le périmètre d’un sujet, repérer les notions centrales et éviter de me perdre dans des détails trop tôt. Ensuite, je passais par des expérimentations ciblées, dans un but avant tout pédagogique, pour vérifier ce que j’avais réellement compris avant d’essayer de m’en servir dans un besoin concret.

Je me suis appuyé sur des ressources comme OpenClassrooms, Stack Overflow, Medium ou Developpez.com. Je regardais aussi des projets publics ou du code open source lorsqu’ils pouvaient servir de point de repère sur une manière propre de traiter un problème. Je ne cherchais pas encore à contribuer, mais à m’inspirer de références plus solides pour éviter d’apprendre dans une mauvaise direction.

Cette façon d’apprendre m’a ensuite été utile dans un cadre professionnel réel, notamment chez Pedagome, lorsque j’ai dû commencer à produire des outils internes sous contrainte pour respecter des obligations déclaratives ou pour éviter à l'entreprise d'être submergée par des démarches administratives manuelles. Elle m’a permis d’apprendre vite, de trier l’information utile, de valider ma compréhension et de transformer progressivement cette compréhension en capacité de production.

Mon autocritique

J’estime avoir un niveau solide dans cette compétence. Je sais apprendre seul sur des sujets vastes et parfois intimidants, sans attendre un cadre parfait pour commencer. Je pense même que cette capacité a joué un rôle central dans mon parcours, puisque je me suis construit en grande partie de cette manière sur le développement web.

Je vois tout de même les limites de cette autonomie. Lorsqu’on se forme seul, on peut développer des angles morts, prendre de mauvaises habitudes ou aller trop loin dans une direction peu pertinente. C’est pour cela que l’autonomie ne doit pas devenir de l’isolement. Savoir faire appel à des personnes plus expérimentées, revenir à des sources plus solides ou se remettre en question est essentiel.

Mon évolution dans cette compétence

Je souhaite conserver cette capacité d’autoformation, car elle reste très utile dans un métier où les outils, les pratiques et les besoins évoluent vite. Mon objectif n’est pas seulement de continuer à apprendre seul, mais de le faire de manière encore plus structurée, avec de meilleures habitudes de veille, de documentation et de capitalisation.

Le fait de suivre un cursus à l’ISCOD va justement dans ce sens. Cette formation me permet d’équilibrer mon profil, d’apporter un cadre plus académique à certains acquis et de consolider ce que j’ai appris seul. Je veux garder cette autonomie, tout en la complétant par des apports plus formels, afin d’être à l’aise aussi bien dans l’apprentissage autodirigé que dans des environnements de travail plus cadrés.

Réalisations rattachées à cette compétence